04 février 2009

Les chiffres du recensement remis en cause à Isle

Recensement.jpgLors du dernier Conseil Municipal à Isle (87), le Maire Gilles Bégout s'est étonné publiquement des chiffres du recensement pour sa commune fournis par l'INSEE Limousin suite à l'enquête effectuée durant l'année 2008.

A la vue de ces résultats, la commune d'Isle (actuellement 3ème ville de Limoges Métropole derrière Limoges et Panazol), aurait perdu pas moins de 241 habitants depuis le dernier recensement de 1999. Chiffres qui surprennent puisque dans le même temps, plus de 550 permis de construire ont été accordé en Mairie, le nombre d'électeurs a augmenté sur les listes électorales et les enfants scolarisés dans les différentes éecoles de la commune ont également connu une hausse. Gilles Bégout a donc fait part de son étonnement au Directeur Régional de l'INSEE qui lui a répondu qu'il ne reviendrait en aucun cas sur les chiffres, qu'aucune nouvelle étude ne serait faites d'ici à 2013 (date du prochain recensement pour Isle) et que lors de l'étude réalisée en 2008, il avait attiré l'attention de l'ancien Maire d'Isle, Marcel Faucher, sur les conditions dont se déroulaient ce recensement. Gilles Bégout a donc promis qu'en 2013 lui même et son équipe seraient très attentifs au déroulement de l'enquête sur le territoire communal.

Isle est la seule ville de l'agglomération a perdre de la population, alors que les autres villes connaissent des augmentations parfois extraordinaires (Panazol dépasse les 10 000 habitants, Couzeix pourrait dépasser les 8 000 et ainsi doubler Isle...). Pour Gilles Bégout ces mauvais chiffres sont désastreux en terme d'image pour la commune à la fois au niveau de l'agglomération mais également au niveau plus régional du Limousin. Il va donc chercher des solutions rapides pour faire (re)venir des populations sur la commune d'Isle.

A y regarder de plus près, même si ces chiffres peuvent surprendre par leur ampleur, la réalité n'est sans doute pas très loin. En effet, les maisons à vendre à Isle sont légion depuis de nombreux mois, mais c'est surtout le prix des terrains qui n'encourage pas les personnes à venir s'installer dans cette commune pourtant idéale pour vivre (avec tous les équipements, la plus proche de Limoges...). Et puis au niveau démographique, il y a beaucoup de personnes âgées (couples sans enfants), de médecins ou personnels médical (proximité du CHU oblige). qui vivent à Isle ou viennent s'y installer. Le défi pour Gilles Bégout et son Conseil Municipal est désormais de construire des quartiers avec des prix abordables pour tous et surtout pour les jeunes couples avec enfants, ce qui assurerait une continuité au niveau des écoles, la commune risquant à tout moment de perdre une classe, voire plus. Un défi qui passera aussi par une refonte totale des espaces de vie à Isle à commencer par le centre-ville qui doit être plus dynamique. Mais de source sûr, les projets sont en cours et veront le jour dans les mois ou les années à venir.

16 janvier 2009

Agenda

agenda.gifPetit agenda pour les heures et les jours à venir avec plusieurs rendez-vous importants dans l'actualité locale.

  • Vendredi 16 Janvier 2009, à 20h amphi Blanqui (derrière la Mairie de Limoges), conférence-débat "Tous fichés - Tous suspects". Conférence-débat avec la particpation de Meryem Marzouky (Présidente de l’Association IRIS - Imaginons un Réseau Internet Solidaire) - Soirée organisée par le Collectif 87* « Non à Edvige ».
    *Premiers signataires : Amis de la Terre, Attac 87, Barrage, FSL, LDH, MDH, MRAP, Sources et Rivières du Limousin, Velorution, Jeunes Verts, MJS, NPA, PCF, PS, Verts, UD CGT, FSU, UNEF...


  • Samedi 17 Janvier 2009, à 9h30 au Conseil Régional du Limousin (salle d'assemblée), séance plénière du Conseil Régional des Jeunes du Limousin. A l'ordre du jour vote sur plusieurs projets présentés par les différentes commissions, bilan à mi-mandat du travail des conseillers et du fonctionnement interne au Conseil Régional des Jeunes du Limousin. Cette séance est présidée par Jean-Paul Denanot, Président de la Région Limousin et Sylvie Vaugelade, Vice-Présidente en charge du Conseil Régional des Jeunes. Pour information, cette séance est publique.

  • Samedi 17 Janvier 2009, à 11h30 sur France 3 Limousin Poitou-Charentes dans l'émission politique de Jean-Jacques Théodore "La Voix est Libre", le présentateur recevra les deux députés européens du Limousin Jean-Paul Denanot (PS) et Jean-Pierre Audy (UMP). Ils évoqueront ensemble leur mandat et les futures échances électorales de juin.

  • Samedi 17 Janvier 2009, à 14h30 Place des Bancs. La FCPE (parents d'élèves) appel à une manifestation pour montrer son mécontantement vis-à-vis des réformes engagées par le Ministre de l'Education Nationale, Xavier Darcos. Cette manifestation à l’appel des parents d’élèves de la FCPE, des syndicats de l’Education CGT Education,CNT, FSU, SGEN-CFDT, UNSA-Education sera soutenue par la fédération locale du Parti Socialiste 87 qui appelle ses militants et sympathisans à se joindre à la manifestation.

  • Samedi 17 Janvier 2009, à 15h Place de la Motte. Nouvelle manifestation de soutien au peuple palestinien à l'appel des mêmes associations, organisations, syndicats et partis politiques que la semaine dernière.

10 janvier 2009

Manifestation pro-palestinienne à Limoges

Manif_Palestine_Limoges_10-01-09.jpgCet après-midi plus de 700 personnes ont manifesté dans les rues de Limoges pour apporter leur soutien au peuple de la Palestine actuellement en guerre contre Israël. Le défilé est parti de la Place de la Motte pour gagner la Préfecture. Cortège très bruyant dans lequel on pouvait retrouvrer des palestiniens, mais également de nombreux partis politiques ou syndicats locaux comme le PCF, LO, Les Verts, le Nouveau Parti de Gauche, le Nouveau Parti Anticapitaliste, la CNT, la CGT... Manifestation à l'appel notamment de l'association France-Palestine ou encore de la Maison des Droits de l'Homme.

Les manifestants ont hurlé leur haine à Israël à coup de slogans "Nous sommes tous des palestiniens", "Israël assassin", "Libra Israël". Manifestation quelque peu teintée de communautarisme et de haine anti-juive. Malgré cela, le défilé s'est très bien déroulé et la dispertion des manifestants devant la Préfecture s'est fait sans heurts.

A Brive, 150 personnes sont également descendues dans la rue pour soutenir le peuple palestinien.

Partout ailleurs en France, plus de 80 manifestations ont été organisé et dans certaines villes, les fins de manifestation ont engendré quelques affrontements avec les forces de l'ordre comme à Nice notamment.

Pendant ce temps-là, les rondes de police ont été renforcé autour de la mosquée de Limoges et on peut déplorer la dégradation d'une plaque en hommage à un juif à Limoges.

 

18 décembre 2008

Je grève, tu grèves, il grève, nous grèvons, vous grèvez, ils grèvent

 

greve.jpg

Le verbe "grèver", pur invention de ma part pourrait être mis à toutes les sauces en ce moment à Limoges, qui vit au rythme de presque 1 à 2 manifestations depuis la semaine dernière. Point sur les différents mouvements:

*Les étudiants de l'IUT de Limoges sont toujours en grève avec un blocage des cours depuis le lundi 1er décembre. Ils défendent avec force et vigueur leur diplôme (DUT) et plus généralement le système IUT mis à mal par l'article 713-9 de la LRU, loi sur l'autonomie des universités. Après les vacances de Noël, de nouvelles actions ponctuelles devraient avoir lieu à Limoges et une manifestation nationale avec les autres IUT de France est déjà prévue à Paris pour le jeudi 22 janvier. Quid désormais de la reprise des cours. Une nouvelle AG est prévue demain matin à 9h.

*Les lycéens entrés en scène en fin de semaine dernière continuent de revendiquer l'abandon total de la réforme des lycées proposée par Xavier Darcos. Le Ministre de l'Education a pourtant en décidé en début de semaine de remettre la loi à plus tard et de discuter avec tout le monde avant. A Limoges ils sont entre 1500 et 2000 à manifester depuis mardi dernier. Certains lycées ont encore aujourd'hui été bloqué. Ils prévoient eux aussi de mener des actions en janvier à la rentrée.

*Toujours dans l'Education et l'Enseignement, les étudiants en pharmacie ont manifesté mardi après-midi pour s'opposer à la future réforme qui leur prévoit une formation identique à la formation de médecine en 1ère année.

*Les élèves des lycées agricoles se sont aussi mobilisés hier pour lutter contre la réforme du BAC Pro.

*Enfin, dans le domaine de la santé, les personnels et quelques anesthésistes de la Clinique des Emailleurs à Limoges ont cessé le travail aujourd'hui et ont bloqué l'accès à l'établissement médical car la fusion qui devait avoir lieu avec la Clinique du Colombier ne devrait finalement pas se faire alors qu'elle était annoncé par tous depuis un long moment et que l'Etat avait prévu une enveloppe de 11 millions d'euros pour ce projet. Les actionnaires minoritaires de l'établissement en ont décidé autrement hier soir. Un nouveau projet avec la Clinique Chénieux pourrait ainsi voir le jour mais il semble déjà contesté.

13 décembre 2008

Manifestation de soutien aux inculpés de Tarnac à Limoges

Photos-0021.jpgUne manifestation de soutien aux inculpés de Tarnac a rassemblé plus de 300 personnes cet après-midi dans les rues de Limoges en fin de journée. Les manifestants a renfort de slogans dirigés vers l'Etat et la police ont défilé dans les rues de la capitale limousine avant de déployer une banderole sur le toit de l'Opéra-Théâtre alors qu'au même moment à quelques mètres à coté, se déroulait l'inauguration du Conservatoire de Limoges en présence de personnalités politiques locales. Dans le cortège on a pu reconnaître des militants politiques, syndicaux ou associatifs, mais aussi de nombreux corréziens (élus, habitants de Tarnac et de ses environs)... Voici leurs revendications énoncées sur le tract distribué pendant la manifestation qui s'est terminée salle Blanqui derrière la Mairie de Limoges par un apéro-concert.

SOUTIEN AUX INCULPES DE TARNAC
Après les arrestations du 11 Novembre dernier, dans l'affaire des sabotages SNCF, on constate aujourd'hui que le dossier d'accusation est vide: aucune preuve, aucun élement matériel. Pourtant, deux personnes sont encore en prison, sept ont été remises en liberté sous contrôle judiciaire avec assignation à résidence. Les neufs sont poursuivis pour "association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste", l'un d'entre eux risque vingt ans de prison. Ils tombent sous le coup des lois anti-terroristes qui visent à anéantir tout lien entre pensée, écrits et actes. Ces lois apparaissent comme une arme à large spectre permettant de juger la révolte, et ceux qui la pensent. Les habitants de Tarnac savent qu'il n'existe aucune "cellule invisible", et nous savons tous que ce que nous voyons, c'est bien plutôt un mouvement diffus de contestation. Nous le voyons et malgré la tentative du ministère de l'Intérieur de le camoufler sous l'image du nouvel ennemi intérieur contre lequel il s'agit de sévir préventivement.
Il paraît évident que s'est instauré aujourd'hui, sous couvert de prévention, un arsenal de dispositifs de contrôle et de répression dont la multiplication ne semble avoir aucune limite. Détection dès l'école maternelle des pré-déliquants de 3 ans, détention des pré-criminels de 12 ans, veille de l'opinion des pré-leaders de pré-mouvements sociaux, et fichage de tout le monde. Et pour ceux qui écrivent, mènent une existance politique, bref, les pré-terroristes, il y a la police politique et l'emprisonnement préventif.
Le ministère a voulu faire de cette affaire un coup médiatique qui résonnerait comme un coup de semonce, un exemple. Mais plus qu'une provocation dont il faut s'indigner, nous y voyons clairement un test. Notre réponse se doit d'être à la hauteur de l'attaque.
A Limoges un comité de soutien s'est créé afin d'organiser le soutien matériel et moral des inculpés. Nous demandons la libération des deux incarcérés et le retrait des chefs d'inculpation de "terrorisme". LIBERONS LES SEQUESTRES!

Dans la continuité, des concerts de soutien auront lieu à Limoges les 14, 15 et 16 Janvier à la Fourmi avant une manifestation nationale à Paris le 31 Janvier.

12 novembre 2008

Communiqué du MJS 23 sur la LGV Limoges-Poitiers

 

mjs23.jpg

Voici un communiqué du MJS 23 reçu hier concernant la liaison LGV entre Limoges et Poitiers. Les jeunes socialistes creusois s'interrogent à juste titre d'ailleurs sur le fait que la Creuse est un peut la perdante de ce projet. Je vous laisse plutôt lire leurs inquiétudes légitimes:

 

Communiqué de Presse

 

LGV Limoges Poitiers : le MJS s’interroge

 

 

 

Les creusois ont récemment appris par voie de presse que le projet de barreau TGV entre Limoges et Poitiers avait été voté à l'assemblée nationale, dans le cadre du volet transport de la loi dite « Grenelle 1 ». Ce projet de ligne à grande vitesse reliant la gare de Limoges à celle de Poitiers se confirme donc, cela semblant à priori être une bonne nouvelle dans une perspective d’optimisation des liaisons rapides entre notre région et la capitale ou la région Poitou Charente.


Néanmoins ce projet nous semble profondément ambivalent et suscite  chez nous des inquiétudes et de fortes réserves. Loin d’être hostiles à l’idée de rapprocher notre région de grands centres économiques régionaux et nationaux, nous nous posons néanmoins la question de la pertinence d'un tel projet dans le contexte actuel, mais aussi à cause des "effet pervers" qu’il ne manquera pas de provoquer sur notre département rural.

La question du financement du barreau est en elle-même un problème. En effet, la participation des collectivités territoriales à hauteur de 280 Millions d’euros, réclamée par l’Etat pour la validation du projet, nous semble plus qu’excessive, quand on sait que le conseil régional fonctionne avec un budget annuel de 454 millions d'euros. Dans le contexte actuel de crise financière qui annonce une crise économique et sociale d'une ampleur sans précédent, ce qui augmentera les dépenses des collectivités locales sur le plan de la protection des plus démunis, tout en grevant durablement les recettes, nous constatons que le désengagement de l’Etat (qui ne financera les projets de LGV qu’à hauteur de 16 milliards d’ici à 2020) menace plus que jamais la santé économique des régions et des départements. Transfert de charge sans transfert de financement, la rengaine est bien connue.

Dans le même temps il nous semble totalement antithétique de parler de désenclavement de la région Limousin, alors que le désengagement de l'Etat devient patent dans notre département. L’intégration du territoire par les services publics fait partie des priorités historiques de la France d’après guerre, mais cette logique a été mise à mal ces dernières années Inutile de rappeler que 263 élus locaux avaient démissionné de leurs mandats en 2004 pour protester contre la discrimination territoriale, et avaient à l’époque reçu un soutien massif de la population. Dans ces conditions nous nous inquiétons des conséquences que pourrait avoir la mise en place du barreau Limoges Poitiers sur la fréquentation de la ligne historique du POLT, et donc sur la gare de La Souterraine, alors même que celle-ci a montré ces dernières années la pertinence de son développement (100.000 voyageurs en 2000 et 150.000 aujourd'hui...). C’est vers l’abandon de toute une partie des régions Centre et Limousin que nous nous dirigeons, et ce alors même que les spécialistes des transports sont unanimes pour présenter le ferroviaire comme le moyen de locomotion d’avenir, à l’heure des crises énergétique et environnementale.

 


Une contrepartie est naturellement présentée, puisqu’il est question d’améliorer les dessertes locales, et de faciliter les trajets jusqu’à Limoges. Si nous nous réjouissons de la promesse d’améliorer les possibilités de se déplacer en transports en commun au sein de la région, l’effet pervers est évident. Un creusois devra à moyen terme se rendre à Limoges puis à Poitiers pour atteindre enfin Paris tant le maintien des TEOZ nous semble improbable... Où est pour lui le gain de temps? Que dire de la logique environnementale quand la distance à parcourir est augmentée considérablement ? Et ne parlons même pas de la hausse du prix que cela entraînera. Plus de temps, moins pratique, plus cher,... Vive le progrès ! (1)


Inquiets sur les effets pervers que le barreau Limoges Poitiers pourrait provoquer pour notre département, mais néanmoins conscients que les abandons successifs des projets de LGV via le POLT, puis de TGV pendulaire sur la ligne classique POLT incitent la région Limousin à chercher d’autres solutions pour rapprocher sa capitale régionale d’autres centres économiques, nous proposons des pistes de réflexion visant à prévenir le risque d’enclavement accentué de la Creuse.

Nous prônons avant toute chose une modernisation du POLT plutôt que son abandon. Le contexte de crise énergétique, couplée à l’exigence environnementale indique clairement le rôle central que sera appelé à jouer le transport ferroviaire dans les années à venir. Fin de la pertinence des liaisons aériennes intérieures, baisse de compétitivité du transport routier, le rail est la solution d’avenir. Face au risque de sur-fréquentation des lignes, la rénovation d’axes aujourd’hui délaissés est essentielle pour assurer dans les faits le développement ferroviaire. Ainsi, la modernisation de la ligne POLT permettrait à la Creuse d'être idéalement située sur l'axe Paris Toulouse (2). Pour preuve, le développement de la ville de La Souterraine, réussite économique et démographique s’il en est, s'est fait autour de cet axe. Redynamiser le POLT c'est donc offrir à la Creuse des perspectives intéressantes.


Un autre projet pertinent serait le développement de la ligne Est Ouest qui passe par Guéret. En effet l'électrification de la ligne Bordeaux Lyon, couplée à une évolution de son tracé allant au-delà d’un simple changement de rails permettrait de créer un axe transversal rapide, vecteur de développement économique, et donc d’intégration du territoire. La Creuse serait alors au carrefour de deux axes majeurs.


Le Mouvement des Jeunes Socialistes de la Creuse tient à réaffirmer son rejet de la casse du service ferroviaire, vecteur de désenclavement de nos territoires ruraux. La mise en place du barreau Limoges Poitiers, si elle n’est pas accompagnée de mesures fortes (développement du service TER, investissement sur le POLT, aménagement de l’axe Lyon Bordeaux) sera néfaste pour notre département. Nous refusons par ailleurs que les collectivités locales soient mises à contribution à des niveaux qui mettent en péril leur santé économique et limitent leur capacité d’investissement sur d’autres projets. A l’heure des multiples crises que nous connaissons, nous avons la responsabilité d’inventer un nouveau modèle de développement, et c’est bien de solidarité entre les territoires, de développement partagé dont nous avons besoin.

 

 

Notes :

 

(1)

A titre d'exemple:

-La Souterraine Paris en 2h40 pour 43€90 par le POLT,

-La Souterraine Paris en 3h05 pour 79€50 par la LGV

-Guéret Paris via La Souterraine en 3h20 pour 48€

-Guéret Paris via Poitiers en 3h40 pour 82€

(Chiffres de la CGT23)

 

(2) La rénovation des 713 Km de voie coûterait 500 millions d'euros et mettrait Toulouse à moins de 5h de Paris, Brive à moins de 3h20 et La souterraine à 2h10.

 

 

Contacts :

 

 

Mail : mjscreuse@gmail.com

06 mai 2008

Ah qu'ils sont beaux les bleus!

Il y a des jours comme ça où on se trouve au bon endroit et au bon moment. C'est ce qu'il met arrivé pas plus tard que ce midi. Je vous raconte donc ce que j'ai vu Place d'Aine à Limoges vers 12h20.

Les lycéens ont manifesté ce matin pour montrer qu'ils étaient totalement contre les suppressions de postes à la rentrée prochaine. Je soutiens au passage totalement leur mouvement. Je ne pourrais pas vous dire combien ils étaient ce matin, mais ce que je peux vous dire par contre c'est qu'ils étaient environ 30/40 assis en plein milieu de la chaussée sur la Place d'Aine devant les marches du tribunal provoquant de nombreuses perturbations dans la circulation des voitures et des bus (j'en ai été "victime" mais c'est le but d'une manifestation). Jusque là tout va bien. Oui, mais ce que j'ai oublié de vous préciser, c'est que le quartier était bouclé par les bleus (les flics pour les non initiés) comme si un méchant forcené allait tout faire exploser. J'exagère peut-être mais pas forcemment beaucoup. Ils étaient environ une vingtaine pour 30 lycéens. Soit, il faut assurer la sécurité de tout le monde mais bon faut pas pousser, on avait pas besoin d'un tel déploiement pour le peu de monde présent! Et alors je vous passe les détails de la frime. Encore une fois ils se prenaient pour des cow-boys!

C'est ensuite que c'est devenu plus intéressant lorsque Mr le Commissaire a ordonné à ses hommes de rendre la chaussée à sa fonction initiale. Aucune consertation préalable avec les manifestants, aucune politesse avec un petit air d'agressivité sur le tout. En résumé il a ordonné de dégager les manifestants de la chaussée afin qu'ils rejoignent les trottoirs. Ce que les jeunes manifestants ont fait sans trop de résistance pour ne pas envenimer un peu plus l'atmosphère. Enfin bon les bleus avaient reçu l'ordre d'évacuer, il n'aura pas fallu le leur répéter deux fois, gantés, matraque à la main pour certains, agressivité sur le visage pour d'autres... L'un d'entre eux, suremment le chef de l'escadron, s'est pris un vent magistral en arrivant devant les jeunes. Il a hurlé a ses potes fonctionnaires "en ligne à coté de moi". Quelle autorité et quelle organisation! Aucune des dix loubards n'a obéit, soit ils étaient à la bourre derrière à papoter, soit ils étaient déjà en train de marcher sur les lycéens. J'ai eu honte pour lui. Enfin passons ce comique événement il s'en est remis mais est réapparu plus tard, faisant une nouvelle fois la démonstration de son autorité. Je vous le raconte plus loin. Donc les lycéens ont rejoint les trottoirs comme convenu (enfin forcé). Mais non ça ne suffisait pas à ces messieurs, il voulaient que les manifestants quittent les lieux (ce qu'ils n'ont naturellement pas fait). C'était impressionnant, 15 zozos agressifs et faisant de la provocation contre 30 pauvres jeunes innocents qui manifestaient leur ras le bol. Dans le même temps le commissaire avait ordonné la réouverture de la circulation, rajoutant un danger de plus alors que la situation n'était pas totalement maitrisée par les hommes en bleu-blanc-rouge! Ca a ensuite manqué dégénéré lorsque notre copain policier de tout à l'heure a donné l'ordre à ses potes d'aller arracher les banderoles posées sur les marches du tribunal. Les lycéens ne se sont pas laissés faire et ont couru les chercher, les flics leur courant derrière pour tenter de les attraper avant eux! C'est là que ça a encore été très drole. Lorsque le flic s'est aperçu qu'ils seraient distencés et qu'ils n'auraient pas les banderoles, il a donné l'ordre (encore une fois!) d'arrêter la course et de laisser les jeunes les récupérer. Son autorité a encore été mise à rude épreuve puisqu'une policière, et oui une, a continuié son footing alors que son chef lui criait dessus d'arrêter, il a quand même crié 3/4 fois avant qu'elle se rende compte qu'il lui parlait! Cette fois-ci s'en était trop ces messieurs dames de la police en avaient par dessus la tête, ils ne maitrisaient rien de chez rien, le petit chef à l'autorité débordante a demandé à ses collègues de se replier vers les estaffettes. Et je vous laisse deviner quoi? Ils n'ont pas tous suivis, certains n'ont encore pas obéit restant au contact des lycéens ne faisant que de l'intimidation et de la répression! L'agressivité était à son paroxisme du coté des représentants de la police. Il aura fallu l'intervention de Cyril Cognéras (conseiller municipal des Verts à Limoges) contre les policiers et un peu de jujotte de la part du Commissaire pour calmer les bleus qui ne se sentaient plus pi***r!

Tout s'est finalement bien terminé, les flics ont quitté les lieux avant les manifestants! Je suis moi aussi parti, j'avais quand même un bus à prendre.

Tout ça m'a bien fait rire et je me suis dit qu'il aurait été dommage de ne pas vous en faire part. Tout ça aussi pour montrer comment agissent les policiers (même si on le sait déjà) lors des manifestations étudiantes et lycéennes. Ils sont à cran et veulent taper du jeune, ça les soulage!

Amis lycéens continuez votre combat!